LE PARC DE L’INDEPENDANCE |
Le terrain situé entre le château et la rivière de La Morges demeure en nature de pré, avec une grève naturelle jusqu’en 1845. Cette année là commence la construction, qui durera six ans, du mur d’enceinte derrière lequel on comble progressivement l’espace conquis sur le lac. Il faut à peu près vingt ans (gain d’environ16’000 m2) pour obtenir, avec force de décharge de matériaux divers, une surface plane qu’on engazonne.
Les marronniers plantés en 1750 (côté lac du château, actuellement la place de la Navigation), constituent l’amorce d’une promenade développée en 1837 qui sera complétée par la plantation en triple rangs d’ormeaux le long de l’allée de la République (actuelle allée F.-A. Forel) qui vient d’être réalisée. Ces arbres sont remplacés par des tulipiers en 1982 car les ormeaux ont été atteints dans leur santé par la maladie de la graphiose de l’orme qui est incurable.
Après l’exposition horticole de 1872, le confiseur J. Hugonnet botaniste à ces heures et le municipal Eugène Buenzod proposent en 1884, d’aménager les lieux en jardin anglais. En 1885, les essences sont choisies et plantées. En 1919, le jardin est restauré avec l’aide du botaniste Henry Correvon et les plantations sont complétées et enrichies.
Le pré du Château, puis le parc de la République devient parc de l’Indépendance le 24 janvier 1898.
A cette date, le parc est témoin des fêtes du centenaire de l'Indépendance vaudoise; les autorités inaugurent ce jour-là le monument des trois patriotes morgiens Jean-Jacques Gart, Jules Muret, Henri Monod qui jouèrent un rôle prépondérant durant ces événements. L'obélisque en calcaire a été dessiné par l'architecte lausannois Théophile van Muyden.
En 1971, il y a une première exposition florale de printemps à l’occasion du cinquantième anniversaire de la Société Vaudoise d’Horticulture, section du Léman. 100'000 bulbes de tulipes, narcisses, jacinthes et muscaris sont plantés pour fleurir le parc transformé d’un coup en grand jardin hollandais. Depuis, cette tradition est perpétuée sous le nom de Fête de la Tulipe.
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Le kiosque à musiqueConstruit en 1897 d'après les plans de Auguste Badan, serrurier à Morges, le kiosque à musique est un pavillon métallique. Démoli en 1961, il est reconstruit en 1987 dans une version simplifiée. |
La fontaine d'HerculeEn 1913, le peintre, Aloys Hugonnet, fils du Jules Hugonnet, offre à la ville une copie d'un bronze trouvé à Pompéï : Hercule triomphant du serpent Hercule ou Héraclès (grec) est le fruit d’une "incartade" de Zeus avec Alcmène. Héra son épouse, enflammée de courroux, envoie deux serpents au venin puissant pour tuer Hercule. Mais le bambin saisit avec ses deux mains les cous des serpents et leur brise la nuque. Ainsi Hercule découvre sa force exceptionnelle. |
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Monument aux internés françaisIl célèbre la mémoire de J-J Cart (1747-1813), de Jules Muret (1759-1847) et Henri Monod (1753-1853) qui jouèrent un rôle prépondérant durant la révolution vaudoise. Initialement prévu pour le centième anniversaire il fut terminé en 1900. Obélisque en pierre de l’Echaillon département de l'Isère (calcaire oolithique rare. Oolithe = calcaire formé de grains sphériques comparés à des œufs de poissons et caractéristique du jurassique ancien). Plaques en bronze du sculpteur Raphaël Lugeon + une palme frappée d'une médaille allégorique de la Liberté. |
Le monument ForelCe bloc erratique provenant de la région de Mollens est érigé en 1915 à la mémoire du savant François-Alphonse Forel (1841-1912). Il perpétue la mémoire du savant naturaliste dont un médaillon en bronze, dû au sculpteur Raphaël Lugeon, orne la pierre. Créateur de la limnologie, entre autre (voir aussi la plaque de la découverte de l'énigme d'Euripe, angle Est du port). |
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Le Monument van OyenCet obélisque en calcaire clair rappelle la mémoire du comte hollandais Heindrick Jan van Oyen (1771-1850), constructeur vers 1804, de la maison néo-palladienne de la Gardanne près de Perroy, reçu bourgeois de Morges en 1825. Anciennement au cimetière Saint-Roch, il est amené au parc de l'Indépendance en 1961. A l'origine, un médaillon ou emblème aujourd'hui disparu était incrusté sur une de ses faces. Curieuse imitation d'une villa palladienne cette maison ovale est une libre fantaisie conçue par l’architecte Bagotti en 1828. |
Le pont et la rivière sècheDepuis le pont réalisé lors de cet aménagement par les apprentis(e) horticulteurs de Marcelin pour La Fête de la Tulipe, il est possible d’admirer les parterres fleuris et la magnifique perspective en direction du château. |
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