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FAQ sur le biogaz

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"L’avenir énergétique commence tous les jours: par exemple avec une pomme" © Gazenergie.ch

Foire aux questions

 

Qu’est-ce que le biogaz?

Le gaz naturel et le biogaz se distinguent par leur origine. Le gaz naturel est une énergie fossile qui se constitue en plusieurs millions d’années à partir de la désagrégation des matières organiques, sous la surface terrestre. Le biogaz, en revanche, est produit en quelques jours à partir de déchets, c’est donc une énergie renouvelable. Pour pouvoir l’injecter dans le réseau, le biogaz doit être traité afin d’atteindre le niveau de qualité du gaz naturel. 

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Quels sont les engagements de la Ville de Morges sur la consommation de biogaz?

La Ville de Morges, Cité de l’énergie, s’engage à atteindre les objectifs intermédiaires définis par la Confédération qui sont de réduire la consommation d’énergie par habitants, par rapport à l’année 2017. Le parc immobilier sur le territoire communal est concerné, tout comme la réduction d’émission de CO2 par habitants. Le développement de l’offre de biogaz pour les installations de chauffage est un jalon significatif permettant à la Ville de Morges d’atteindre cet objectif. En 2019, la Ville a ainsi pris la décision d’alimenter les bâtiments de l’administration communale avec 5% de biogaz indigène. A partir de 2020, elle souhaite offrir la possibilité à la population de faire de même.

La Ville de Morges s’est également engagée à atteindre un taux de 10% de gaz renouvelable dans son réseau d’ici à 2035 dans le cadre de sa planification énergétique territoriale (PET). Cela représente une augmentation de 0,7% de gaz renouvelable, en moyenne, par an. 

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Qu’est-ce qui fait partie des déchets verts?

Les déchets organiques constituent une ressource importante et diversifiée. Ils permettent par exemple de produire du terreau mais aussi du biogaz, qui préserve le climat. Il est donc d’autant plus important de ne placer que des déchets organiques qui favorisent le processus de méthanisation dans les lieux de colectes de déchets. Les déchets organiques se subdivisent en trois catégories: 

  • Les déchets de jardin: herbe tondue et branches taillées, petites plantes sans pot et sans tuteur, plantes à fleurs ou légumes, terre, feuillages, mauvaises herbes et fruits tombés à terre, ainsi que plantes de balcon ou en pot. 
  • Les déchets de cuisine: restes de cuisine, notamment fruits avec peau et pépins, salade, légumes, noyaux de fruits, marc de café et de thé, coquilles d’œuf, farine, épices et fumier de petits animaux. 
  • Les restes de repas: pâte crue ou cuite, pain, toasts et brioches, pâtisseries et sucreries comme le chocolat, gâteaux, tartes, miel, confiture, saucisse, viande et poisson (y compris os et arêtes), céréales, riz, produits à base de pomme de terre, fruits à coque, graisse de cuisine, œufs et tous types de sauces, produits laitiers comme le fromage, la crème, le fromage blanc, le yaourt, le pudding et le beurre. 

On compte également parmi les déchets organiques des produits portant la mention «biodégradable», «compostable» ou «fermentable».

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Qu’est-ce qui ne doit pas se retrouver dans les déchets organiques? 

Outre les sacs poubelle en plastique, les matériaux synthétiques, le papier, le carton, les textiles, les huiles minérales, les piles, le métal et l’aluminium, les emballages alimentaires et les aliments emballés, le verre, les pierres, le gravier ou le sable, sans oublier le bois et le bois de récupération, les mégots de cigarettes et les cendres, les capsules de thé et de café, le PET, les sacs d’aspirateur, la litière des chats, les médicaments, les produits de nettoyage et de désinfection, la peinture et la laque, ainsi que les solvants et tous les types de déchets infectieux tels que les bandages et les couches qui ne peuvent pas être intégrés aux déchets organiques.

Où vont les déchets organiques de la Ville de Morges? 

Les déchets organiques de la Ville de Morges sont acheminés à l’usine de méthanisation de Lavigny et participent ainsi à la production du biogaz local et de terreaux. 

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Le biogaz est-il répandu en Suisse?

Il existe à ce jour en Suisse plus de 35 points d’injection de biogaz dans le réseau de gaz naturel. Les fournisseurs de gaz suisses sont des pionniers en la matière: ils ont injecté du biogaz il y a plus de 20 ans dans le réseau de gaz, une première mondiale.

Quelles garanties le consommateur reçoit-il sur sa consommation de biogaz?

En Suisse, un organe de clearing surveille les volumes de biogaz injectés et vendus, ceci sur mandat de la Direction générale des douanes. Il est également possible d’importer du biogaz. Lorsque le consommateur commande 20% de biogaz, il reçoit une garantie, sous forme de certificats officiels, qu’ils ont bien été injectés dans le réseau général.

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Le biogaz préserve-t-il l’environnement?

Le biogaz peut être utilisé comme combustible pour le chauffage ou comme carburant, aussi bien pour une consommation privée que dans l’industrie. Dans le carburant disponible dans les stations-service suisses, la part de biogaz s’élève à 20 % au minimum. Dans certaines stations-service, le consommateur décide du pourcentage de biogaz qu’il souhaite ajouter à son plein. En roulant à 100 % au biogaz, le véhicule génère de très faibles émissions de CO2 et ne produit que très peu de particules fines. De plus, le biogaz est exonéré de l’impôt sur les huiles minérales, ce qui diminue son coût global.

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Quel avenir ont les gaz renouvelables?

Les gaz renouvelables sont produits à partir de déchets organiques ou de l’excédent de courant électrique produit par les panneaux photovoltaïques et l’éolien. On obtient du gaz de synthèse par un processus d’électrolyse grâce à la technique du power-to-gaz. 

Mais le futur va certainement aussi passer par l’interconnexion des réseaux.


 

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Illustrations © Gaz énergie