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Que trouve-t-on dans les archives communales de Morges?

Les archives communales de Morges (ACM) contiennent des archives du XIVe à nos jours et occupent environ 500 mètres linéaires. Elles conservent divers types de documents, parmi lesquels :

Les archives administratives proviennent essentiellement de l’administration communale. Le plus ancien document date de 1323, il s'agit de la vente d'une vigne sur le territoire de Joulens (vers Échichens). Les fonds d'archives publiques sont divisés en deux fonds distincts. Le fonds ancien contient les archives du XIVe à 1920 et le fonds moderne regroupe les documents depuis 1921. On y trouve les archives des autorités ainsi que les fonds remis par les services communaux.

Quelques natures de documents

  • Procès-verbaux de la Municipalité : dès 1464
  • Comptes communaux dès 1445
  • Droits (conventions) : dès 1323 
  • Procès-verbaux du Conseil communal : dès 1815
  • Enquêtes publiques : dès 1860

Inventaire

Vous pouvez avoir accès à l’inventaire des archives de Morges du XIVe siècle à 1920, via la base de données PANORAMA contenant l’inventaire général des archives communales vaudoises avant 1961 sous : Panorama.vd.ch.

Les archives communales de Morges (ACM) conservent également des archives privées de différentes natures : archives personnelles, d'associations ou de familles.

Remettre ses archives privées

Les archives privées sont des sources historiques très importantes et contribuent à enrichir le patrimoine historique de la Commue. Si vos documents concernent la vie morgienne, vous avez la possibilité de faire un don. Une convention en précisera les modalités (droit de consultation et condition d'accès, droits de reproduction, etc). N’hésitez pas à prendre contact pour discuter.

Liste non exhaustive de fonds privés déposés :

  • Abbaye de l'Arc
  • Abbaye des Amis de Morges
  • Choeur Pro Classica Morges
  • Club alpin suisse - Sous-section de Morges de la section des Diablerets
  • Diana de Morges
  • Fonds Blanchenay (famille)
  • Jeunes Patriotes
  • La Jeune Helvétie
  • Les Mouettes
  • Société de développement / Office du tourisme
  • Société de la Bibliothèque de Morges
  • Société des Bains du lac
  • Société des concerts
  • Société fédérale de gymnastique – section morgienne
  • Société française de secours mutuels du district de Morges
  • Société hippique du Léman
  • Société morgienne de secours mutuels
  • Union des femmes
  • Union Instrumentale de Morges

Conseils pour gérer et/ou verser ses archives privées : 

  • ARCHIVES DE L’ÉTAT DU VALAIS, 2016. Gérer les documents et les archives d’une association [document PDF]. Site officiel des Archives de l’Etat du Valais [en ligne].
  • ARCHIVES DE L’ÉTAT DU VALAIS, 2016. Gérer mes documents et mes archives [document PDF]. Site
  • Officiel des Archives de l’État du Valais [en ligne].
  • ASSOCIATION VAUDOISE DES ARCHIVISTES, 2019. Les archives privées dans les communes [document PDF]. Site de l'Association vaudoise des archivistes [en ligne]

Les dossiers d'enquête sont aux ACM de 1860 à 2004 et au Service de l'urbanisme les années suivantes. Les plans mis à l'enquête sont progressivement numérisés au format 1:1 en format TIF. 

Les utilisateurs peuvent les obtenir selon les modalités suivantes : les 10 premiers fichiers sont gratuits. Un émolument de 30 francs/fichier est facturé pour les suivants. Ils sont ensuite remis via la plateforme de téléchargement de gros fichiers Sharebox. 

Les plans pas encore numérisés sont commandés par l'archiviste auprès d'un atelier d'impression de la place aux frais de l'utilisateur. Les plans papier ne peuvent en aucun cas être photocopiés dans le bureau des archives. La reproduction peut se faire aussi à l’aide soit d’un appareil photographique (sans flash).

Les ACM font signer une autorisation de reproduction pour toute remise de fichier numérique.

Les personnes mandatées pour effectuer des travaux doivent présenter une procuration.

Les ACM possèdent des photographies anciennes et contemporaines ainsi qu'une collection de 477 cartes postales.

Les archives possèdent également une collection d’œuvres d'art, composées de tableaux (essentiellement) et de sculptures. La majeure partie d'entre elles ont été acquises par le biais de successions, legs, dons ou cadeaux, les autres ont fait l'objet d'un achat, ou plus rarement d'une commande. À quelques exceptions près, elles ont toutes un lien avec Morges, soit par le sujet traité (lieu, personnalité) ou par l'auteur de l'œuvre (peintre ou sculpteur "morgien" ou ayant vécu à Morges).  Une sélection de tableaux est exposée dans les bâtiments communaux, les autres restent au dépôt.

Actuellement, la politique d'acquisition a pour but de promouvoir des artistes de la région.

Les ACM possèdent divers titres de la presse locale (liste non exhaustive) :

  • Le Journal de Morges : 1894 à nos jours
  • Le Journal d’Aubonne (édition créée par le Journal d'Aubonne) : 1897-1966
  • Feuille d’Avis de Bière (édition créée par le Journal d'Aubonne) : 1908-1971
  • Journal de Bussigny (absorbé par le Journal de Morges) : 1995-1999
  • Feuille d'Avis de Morges & la Côte : 1861-1879
  • L’Ami de Morges – devient Feuille d'Avis de Morges et du district : 1884-1972
  • Morges Hebdo ; Morges Actualité : 1974-1987
  • Le Quotidien de la Côte ; La Côte : 1987-1999
  • L'Echo de Morges : 1883- 1892
  • Revue Morgienne : 1902-1905
  • Le Progrès de Morges: 1907
  • Confiance : 1949-1951
  • Le Canard rit (et autres titres) : 1949-1951

Les journaux sont une mine d'or pour l'étude de l'histoire locale. Dans le but de faciliter l'accès à l'information, la Ville de Morges a intégré en 2017 la plateforme Scriptorium de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (BCU) qui met à disposition du public des collections importantes de documents papier patrimoniaux vaudois numérisées. La collection communale en complément de celle existante à la BCU a été numérisée (à l'exception du dernier titre de la liste susmentionnée). Grâce à la numérisation et à l’indexation des contenus, Scriptorium est un merveilleux outil de recherche à l’attention de tous, de l’historien au simple curieux en quête d’une information ponctuelle.

 NB: une revue de presse regroupe les articles classés par thème depuis 1991.

Les œuvres ont souvent une histoire à raconter

 

"Jean-Pierre Warnery"

Jean-Pierre Warnery est baptisé à Morges le 23 janvier 1707 et inhumé le 17 novembre 1768. Il appartient à une famille importante qui compte nombre d'élus ou de représentants dans les hautes fonctions administratives.  Il commence jeune puisqu'il entre au Conseil des Vingt-Quatre à 18 ans (1725 à 1735), puis au Conseil des Douze, de 1736 à 1752. Ces deux conseils gouvernaient la Ville et, à partir du 18e siècle, leurs membres étaient élus selon un mode de tirage au sort. Si le conseil des XII a la prééminence, les attributions des deux corps n'étaient pas clairement définies ce qui engendraient des frictions. Jean-Pierre Warnery est ensuite banneret de 1762 à 1768. Le banneret (ou banderet) était le chef de la ville. Il présidait le Conseil des XII et les réunions communes des conseils. Il avait la garde de la bannière de la ville.

Jean-Pierre Warnery est aussi un des membres fondateurs de la Société de la Bibliothèque de Morges, créée en 1767. Il appartient à ce "Siècle des lumières" qui aspire à la diffusion du savoir et des idées nouvelles. La Société fut dissoute en 1969 pour être reprise par la Commune de Morges.

Il participe également à la fondation de la Noble Société des Chevaliers de l'Arc en 1769. Elle devient "Abbaye de l'Arc" en 1869 et toujours en activité.

Le peintre : Barthélémy Guillibaud, né en 1687 et mort en 1742, à Genève. Il appartient à une famille de peintres originaire de Grenoble et de ses environs, dans l'Isère, et se fixe à Genève au cours du XVIIe siècle.


"Marie Schuler"

Marie Schuler Marie Schuler ou Schouler (24 juillet 1825 - 5 février 1886, à Morges) épousa en 1847 Jean-Abraham Noverraz, second valet de chambre de Napoléon Ier qui fut au côté de l'Empereur de 1811 jusqu'à sa mort à Sainte-Hélène en 1821. Il fit partie du voyage sur la frégate "Belle-Poule" qui, en 1840, rapatria la dépouille mortuaire de son maître pour être inhumée aux Invalides. Abraham Noverraz légua par testament en 1848 au Conseil d'Etat vaudois une mèche de cheveux de l'Empereur. Cette dernière, analysée en 1994, a révélé des traces incontestables d'arsenic bien supérieures à la normale relançant ainsi la polémique sur les causes du décès de Napoléon. Un "cold case" pas encore résolu…

Quant à Marie Schuler, elle se remaria avec M. Centlivres, libraire à Morges, et eut deux enfants, Ami (imprimeur et éditeur de l'Echo de Morges) et Cécile.


"La Justice"

La Justice "de Morges" peinte par Sablet, n'a pas l'aspect hiératique et idéalisé d'autres scènes de genre identique. Elle tient dans ses mains les attributs habituels, la balance et le glaive, mais n'a pas les yeux bandés. L'inscription latine apposée sur la plaque derrière la femme signifie "Le Droit attribuant à chacun ce qui lui est dû".

Ce tableau peint par Jacques Sablet, dit le Romain (1749-1803) a été offert au Conseil par l'entremise du père de l'artiste. Le tableau rencontra beaucoup de succès et les autorités gratifièrent l'auteur de 500 florins.

Le père, Jacob Sablet proposa de le restaurer en 1813 elle aurait été endommagée par des coups de baïonnettes de soldats autrichiens lors de leur passage en Suisse à la même époque.


"Dernière acquisition"

Corinne Hugli-Kramer, née en 1959, a suivi une formation artistique à l'Ecole d'art visuel de Genève (actuellement la HEAD) avec une prédilection pour le dessin en noir.

Mme Corinne Hugli-Kramer a fait don de l'œuvre à la Ville en remerciement de son soutien financier à la formation sur les nouvelles techniques d'impression à l'atelier Idem à Paris.

Contact

Archives communales de Morges

Ch. du Banc-Vert 5A
1110 Morges

Horaires

du lundi au vendredi, sur rendez-vous